jeudi 18 novembre 2010

Europa et Juan de Nova au rendez-vous

Deux de mes lettres à destination des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) me sont revenues hier, dûment tamponnées par le Vaguemestre (sous-officier chargé du service de la poste dans l’armée, dixit le Robert). Il d’agit des îles d’Europa et de Juan de Nova, situées toutes les deux sur la côte ouest de Madagascar.



Ces deux terres perdues appartiennent au district des Iles Eparses de l’Océan Indien et sont dans la zone deformation ou sur le passage des cyclones tropicaux (joie). Des stations météorologiques y sont installées, ainsi que des détachements militaires.

Allez, quelques explications supplémentaires tirées du très intéressant site desTAAF (http://www.taaf.fr/spip) pour en apprendre un peu plus sur ces îles :
« Classées en réserves naturelles depuis 1975, elles servent de témoin, de « point zéro » pour certaines études scientifiques. Certaines de ces îles ont une végétation quasi originelle, en particulier Europa qui dispose d’une mangrove intacte, et présentent une grande richesse patrimoniale. Ces îles abritent des populations importantes d’oiseaux marins. La zone nord du canal du Mozambique est reconnue comme l’un des « hot spots » de la biodiversité marine (cétacés, poissons, récifs coralliens, hydraires). Europa constitue probablement le plus grand site de ponte de tortues marines au monde. »

Et une photo pour faire rêver !


Archipel des Glorieuses, Terres Eparses de l'Ocean Indien (http://www.taaf.fr/spip/spip.php?article313)

mardi 16 novembre 2010

Le tableau du maître flamand d'Arturo Pérez-Reverte

Une intrigue dont le point de départ est un tableau flamand de la Renaissance qui représente une partie d’échecs. Sur la trame ancienne – qui a tué le chevalier il y a cinq siècles ? – se greffe une énigme moderne : qui est ce « joueur » noir qui assassine ses victimes au fur et à mesure que les pièces du jeu d’échecs disparaissent ? Très intelligent et prenant bien que les explications des différents coups du jeu soient parfois un peu longuettes.

Malgré le suspense, je n’ai pas été aussi scotchée que je le pensais à cause des personnages qui m’ont paru distants. Peut-être aussi que le thriller n’est pas mon genre préféré. Une bonne lecture cependant.

lundi 8 novembre 2010

Le lièvre de Patagonie de Claude Lanzmann

Je suis enfin arrivée à lire ce livre dont j’entends parler depuis plus d’un an. Une lecture très riche, plutôt fouillis, couvrant un demi-siècle d’Histoire et d’histoires. Je ne connaissais pas du tout l’auteur et ses relations avec les sommités culturelles des années cinquante (Sartre et Beauvoir entre autres). Réflexions touchantes sur l’identité juive (il est juif athée) malgré une fascination gênante pour Tsahal. J’ai aimé les passages sur sa vie avec Sartre et Beauvoir, son histoire d’amour en Corée du Nord, et surtout, la genèse et la réalisation de son film de neuf heures, Shoah. Hyper intéressant. Il explique magnifiquement bien qu’il a voulu faire un film sur la mort, pas sur la (sur)vie des revenants des camps de concentration. Des passages très gonflés où il décrit comment il a recueilli des témoignages d’anciens nazis par la ruse, grâce à une petite caméra cachée.

Malheureusement, l’arrogance et la très haute idée que l’auteur a de lui-même m’ont gâché la lecture. OK, il est grand, beau, fort, intelligent, respecté, on a compris. Tout le monde l’adore, tout le monde le trouve génial, il appelle les grands de ce monde par leur prénom, la qualité de ses articles n’a jamais été égalée… Ereintant au bout de cinq pages - et il y en a sept cents. De la modestie, please !! La seule bouffée d’air frais, c’est quand il se traite lui-même d’imbécile (joie !) en décrivant une randonnée en montagne qui a failli très mal tourner du fait de sa désinvolture. J’aurais aimé plus de passages comme ça.

Un livre qui vaut néanmoins vraiment le coup pour le témoignage de toute une époque et les derniers chapitres sur Shoah.

lundi 1 novembre 2010

Des nouvelles de Tromelin des TAAF

Non, Tromelin des TAAF n’est pas un vieux copain de classe mais une île qui fait partie des Terres Australes et Antartiques Françaises. Souvenez-vous, j’ai envoyé sept enveloppes timbrées à mon adresse à destination de ces îles perdues en juillet dernier (ttp://foudrebenie.blogspot.com/2010/07/taaf-toi-meme.html). Mission : ne pas rater le bateau d’août, car certaines de ces îles ne sont desservies que quelques fois par an. L’enveloppe de Tromelin est donc bien arrivée à destination. J’ai même eu droit au beau cachet du « Vaguemestre de Tromelin ». Voyons maintenant le temps que mettront les autres à revenir. Logiquement je ne devrais pas tarder à avoir des nouvelles de Juan de Nova et Europa, elles sont dans le même coin...



vendredi 22 octobre 2010

The rain before it falls by Jonathan Coe

Rosamond, une vieille dame sur le point de mourir, raconte sur des cassettes audio l’histoire tragique de sa famille à travers la description minutieuse de vingt photos. L’enregistrement est destiné à une lointaine parente, Imogen, jeune fille aveugle.

Chaque photo dévoile de petits éléments d’information sur les secrets et les tourmentes de la famille. Mais si l’histoire se laisse découvrir de manière agréable, il n’y a pas vraiment de suspense, bien que l’auteur nous réserve une surprise à la fin. La succession des chapitres dévoués aux photos entraîne un effet catalogue que l’auteur essaie en vain de rompre avec une petite incursion dans le présent vers le milieu du livre.

Des réflexions sur le cycle, les déjà vus et les coïncidences, thèmes qui se retrouvent constamment dans l’œuvre de Jonathan Coe.

Ce n’est pas du niveau de The closed circle ou The house of sleep, mais enfin, pas mal du tout comme roman.

jeudi 21 octobre 2010

Ma citrouille d'Halloween

Je trouve très sympas les traditions américaines de l’automne, saison magnifique aux Etats-Unis. J’ai donc décidé de me lancer dans la réalisation d’une citrouille d’Halloween. J’avais eu l’occasion d’en faire une l’an dernier avec mes collègues de Princeton. Voici mon œuvre de 2010, moins élaborée que celle de l’an dernier, mais pas mal quand même !

Pour plus de détails sur la réalisation de la citrouille, voyez http://picasaweb.google.com/nathalie.cailhol/MaCitrouilleDHalloween?authkey=Gv1sRgCJ2rpLaXgO6XBg



dimanche 17 octobre 2010

Les déferlantes de Claudie Gallay

La narratrice, ornithologue en poste dans un petit village de pêcheurs au bord de l’Atlantique, essaie de survivre à un deuil. Sa rencontre avec Lambert va la pousser à découvrir le secret d’un naufrage, jalousement gardé par quelques habitants. Le style haché, les phrases courtes créent une atmosphère stressante et glauque. Les personnages secondaires sont très réussis. J’ai bien aimé malgré quelques longueurs.